$$PLAIN_TEXT_PREVIEW$$
Bienvenue dans cette nouvelle édition de Solstice, la newsletter de Grain. Notre lettre immatérielle pour porter l’idée d’une écologie à la fois poétique, sensible et radicale. Épuisé. Sold out. Les derniers exemplaires restants de notre Volume I „Racines“ ont été envoyés cette semaine. Moins de trois mois après le lancement de Grain, c’est une belle réussite dont nous ne sommes pas peu fières. Qui a dit que le papier était fini ? Pas nous en tout cas, et surtout pas vous ! Merci infiniment pour toutes vos commandes. Quelques exemplaires sont encore disponibles chez nos revendeurs, retrouvez-les par ici.
Pourquoi (a priori) nous ne réimprimerons pas notre n°1 Vous avez été nombreux.ses à nous poser la question : allons-nous réimprimer ce premier volume et sera-t-il à nouveau bientôt en stock ? Nous vous l’avions confié la semaine passée, les prix des matières premières se sont envolés cette année, la faute, entre autres, à l’explosion des commandes en ligne nécessitant toujours plus de cartons d’emballage.
L’impression d’une revue est très onéreuse (beaucoup plus qu’un livre en noir & blanc par exemple). Nous avons donc besoin d’assurer un certain nombre de commandes potentielles avant de pouvoir réimprimer ce premier opus. Nous réimprimerons le n°1 une fois les 1000 demandes atteintes. Alors si ce premier numéro vous a filé entre les doigts et que vous souhaitez le voir revenir en stock, n’hésitez pas à vous inscrire sur cette liste !
|
VOLUME II - SEMER LA JOIE
|
Telles des abeilles s’activant alors que l’hiver s’étiole peu à peu, nous sommes en pleine réalisation de notre Volume II, dont la sortie est prévue en juin prochain. En ces temps plus que moroses, nous avons décidé de le consacrer ce second opus à la Joie.
Pourquoi ce choix ? Parce que la joie, c’est un carburant infini (et non fossile) qui nous pousse à nous mouvoir et à imaginer un autre monde. Une énergie et un élan pour rêver et agir. Sans trop vous en dévoiler, nous pouvons d’ores et déjà vous dire que cet opus sera rempli de miel, de fleurs, de poésie, d’humain et humaines généreuses, de sentiers botaniques, de feu, de fruits juteux et d’une pléiade de mots porteurs d’horizons joyeux… Une nectar des beaux jours, avec en toile de fond une réflexion à la fois profonde et inspirante sur ce qui fait la beauté de nos joies intimes et collectives. Les premières images et textes viennent d’arriver jusqu’à nous. À nouveau, nous sommes émerveillées par le talent des photographes, autrices et journalistes qui nous entourent… Nous n’avons qu’une hâte, c’est de pouvoir vous le partager. Vivement. Le Volume II est disponible en pré-commande sur notre site. Il sera à nouveau imprimé dans un nombre limité d’exemplaires et vous sera envoyé automatiquement quelques jours avant sa publication officielle en juin.
Et pour fêter cette sortie et l’arrivée imminente des beaux jours, nous glisserons un set de 4 cartes postales dans toutes les commandes passées d’ici le 21 mars, jour de l’équinoxe de printemps ! Ce système de pré-commandes nous permet d’instaurer une production vertueuse et d’éviter tout surplus et tout gâchis. D’avance, merci pour votre soutien !
|
CHOSES VUES, LUES, AIMÉES
|
|
ENGAGEMENTL’ART DE L’ÉMERVEILLEMENTL’autrice Estelle Zhong Mengual œuvre pour une histoire environnementale de l’art. Selon elle, élargir notre vision pour « faire justice au point de vue des autres qu’humains », c’est construire une expérience du monde sensible qui replace l’émerveillement au centre. Ou quand notre regard lâche ses schémas réducteurs pour s’élancer à la rencontre du vivant.
|
|
|
Pour la mise en pratique, direction les salles obscures : Le Chêne, documentaire immersif et poétique, donne à voir le petit monde (écureuils, mulots, geais…) qui a fait d’un arbre centenaire sa maison. Une touchante invitation à retrouver notre âme d’enfant. Apprendre à voir, de Estelle Zhong Mengual, éditions Actes Sud. Crédit photo : Tiphaine Caro pour Grain.
|
L’actualité a le mérite de révéler plus que jamais les tristes piliers de la géopolitique internationale : la domination, la menace et l’argent comme leviers d’influence, la souveraineté sans cesse remise en question. Tout, il nous faut tout revoir… et l’un des points de départ pourrait être notre rapport au temps. Dans une série de 4 articles, Usbek et Rica interroge cette notion si essentielle au cœur de nos vie.
En voici un extrait : « Reconquérir le temps pour mieux tisser nos liens et faire monde commun. Humains et non-humains. Quelle belle utopie ! Plus de temps pour soi, pour explorer son corps, ses sensibilités, ses désirs, son esprit, continuer d’apprendre, rêver, développer ses envies, flâner, s’émerveiller et vivre. (…) Replacer le temps au cœur des réflexions de nos sociétés, afin de réconcilier les temps individuels, collectifs et planétaire nous permettrait peut-être d’atteindre un monde écologique et heureux. En tout cas, c’est une utopie qui nous donne envie. » Nous aussi, alors on vous laisse découvrir la suite de cette réflexion passionnante ci-dessous.
Photographie de Sarah Arnould, Grain Volume I.
|
Aurore Piette revalorise les sédiments des marées de la côte Atlantique pour créer des « éco-céramiques » uniques, brutes et étranges – comme ces petits bols, inspirés par la nature de Meschers-sur-Gironde – mais aussi des enduits et des torchis revisités. Autoproclamée « artisane de la mer », elle mène sa recherche jusqu’à utiliser exclusivement des pigments issus de sols français. Si vous rêvez de rencontrer ce nouveau visage du design responsable, sachez qu’Aurore anime des ateliers au studio de céramique Primitif, à Bordeaux.
|
|
PODCAST FRISSONSJérôme Sueur est bioacousticien au Muséum national d’histoire naturelle. Entre 2020 et 2021, il intervenait à l’émission de France Inter La Terre au Carré pour partager les « sons de la terre » et présenter les pépiements, friselis et autres cris du cœur des insectes et animaux qui peuplent notre planète.
|
|
|
Aussi enjouées qu’engagées, ses chroniques paraissent aujourd’hui aux éditions Actes Sud. On ne résiste pas au plaisir de les réécouter en podcast : fermez les yeux, ouvrez les oreilles, entendez le chant des dunes et des glaciers…
Les chroniques de Jérôme Sueur à retrouver ici. Crédit photo : Tiphaine Caro pour Grain.
|
SÉLECTIONPêle-mêle de nos coups de cœur du moment. Impossible de passer à côté du 2e volet du dernier rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (dit GIEC), sorti en début de semaine. Un mot à retenir : l’adaptation, qui est cruciale mais pas suffisante – il est notamment indispensable de changer de modèle économique, souligne le rapport.
À ce propos, le dernier épisode du podcast du collectif Désobéissance Écolo Paris, le si bien nommé « Avis de Tempête », offre un angle d’approche intéressant : on ne peut s’appuyer sur le récit scientifique seul, car il efface les rapports de force socio-économiques qui se jouent dans cette crise. #capitalocène
La tiny house de nos rêves ? Isabel Paige l’a construite. Depuis 3 ans, la jeune américaine filme son quotidien dans les montagnes de Washington… sans (trop) le romantiser : aux paysages enneigés oniriques se mêle une vie d’endurance solitaire à la Walden.
Planter une forêt, sauver un village : c’est ce qu’à fait Yacouba Sawadogo pour faire face à la désertification de sa région, au Burkina Faso, en nouant un lien étroit avec les animaux et les cycles naturels de l’eau. Son histoire est racontée dans un livre sorti en début d’année et dans ce bel article. Le mimosa est en fleurs ! Voilà une belle recette pour l’amener dans nos assiettes. Le saviez-vous ? En 1946, l’Unione Donne Italienne, une association féministe, a choisi le mimosa pour emblème de la journée des droits des femmes (sûrement pour éviter qu’on nous offre des roses rouges ce jour-là 🙄). Souvenir des brins de mimosas qu’arboraient discrètement les jeunes résistantes italiennes pendant la Deuxième guerre mondiale… d'après la légende. On se réjouit de ne plus avoir à porter de masque au cinéma, et on en profite : Un autre monde, le nouveau film de Stéphane Brizé (réalisateur de La loi du marché), est une critique assez radicale du capitalisme, du monde du travail et du leadership "pyramidal" (et ça, on aime).
|
De l’inuit - déf. ; être si impatient à l’idée d’une visite que l’on vérifie sans cesse par la fenêtre si la personne arrive. Par exemple : nous, avec le Printemps…
|
Merci d’avoir lu cette nouvelle édition de Solstice ! Vous avez aimé, moins aimé ? Dites-le nous !
Vous pouvez nous envoyer votre précieux avis en répondant à ce mail. Rendez-vous dans deux semaines pour la prochaine édition. Clémentine et la rédaction de Grain
|
|
|
|